■Les farines :

 

✓ Obtenues par broyage des graines de céréales (blé, orge, seigle, avoine, riz, maïs), les farines sont constituées essentiellement d'amidon, qui est un sucre complexe que le tube digestif de l'enfant ne peut utiliser avant la fin du deuxième mois. Il existe dans le commerce de très nombreuses variétés de farine : instantanées, prêtes à l'emploi ou à cuire, lactées ou non lactées, sucrées ou non, additionnées de fruits ou de légumes, cacaotées, etc.; les plus commodes d'emploi sont les farines lactées instantanées auxquelles il ne faudra pas ajouter de lait lors de la préparation.

 

✓ Les farines sans gluten. Le gluten est une protéine contenue dans les céréales : blé, orge, seigle, avoine (le riz et le maïs n'en contiennent pas). Certains enfants ne supportent pas le gluten : cette intolérance entraîne chez eux des troubles sévères qui peuvent perturber la croissance. Pour ne prendre aucun risque, on recommande donc d'utiliser systématiquement des farines sans gluten jusqu'à l'âge de 5 mois. P>✓ Quelle quantité donner ? Les farines sont à donner en petites quantités car elles apportent des calories supplémentaires, sous forme de sucres ; la plus grande partie de ces sucres est mise en réserve et entraîne une prise de poids excessive sans profit réel pour la croissance de l'enfant. Si vous donnez des farines à votre bébé il est donc conseillé de le faire avec modération et progressivement: commencez après 3-4 mois et choisissez plutôt une farine simple non sucrée (sans gluten jusqu'à 5 mois). La progression conseillée est d'une cuillère à café puis deux, puis trois, dans un biberon par jour.

 

■Les légumes :

 

✓ Les légumes, sources de vitamines et de sels minéraux, sont introduits dans l'alimentation du bébé vers le 4"-5e mois ; ils sont donnés en purées, en potages.

 

✓ Le potage de légumes classique est à base de poireaux, carottes, pommes de terre, et quelques feuilles de salade. En été, pensez à ajouter des tomates, elles donnent du goût.

 

✓ Pour les purées, commencez par les carottes, puis essayez les épinards, mais attention, comme vous le savez ils sont très laxatifs. Et, vous ferez de bonnes purées avec les fonds d'artichauts. Enfin, une redécouverte de notre époque, les brocolis, qui n'ont pas énormément de goût mais qui sont riches en vitamines et très décoratifs. Signalons que les haricots verts donnent facilement de la diarrhée.

 

En ce qui concerne la purée de pommes de terre, donnée en général vers 5-6 mois, j'ai une petite remarque à faire : certaines mamans ajoutent un autre légume à la purée ; cela donne des purées au goût uniforme dont les enfants se lassent vite. Or ils aiment beaucoup la classique purée de pommes de terre bien légères, avec une noisette de beurre ; ne les en privez pas.

 

Ne donnez pas d'artichauts ni d'épinards cuits la veille : ils peuvent être toxiques. Pour les épinards en conserve, achetez-les ou surgelés ou en petits pots, mais pas en boite de fer pour éviter tout risque d'oxydation. Et de toute manière, il est recommandé de jeter le jus d'épinards en conserve. Les autres légumes cuits ne se conservent pas plus de 24 heures au réfrigérateur.

 

La carotte est le légume le plus souvent donné aux bébés. C'est un aliment des plus utiles, qui se prête à de multiples emplois. Très bien tolérée par le tube digestif, la carotte est donnée très tôt dans l'alimentation normale, sous forme de purée (pure ou mélangée à d'autres légumes). Chez l'enfant plus grand, elle peut être donnée crue, râpée ; et, à partir de 3-4 ans une carotte crue à croquer est souvent une véritable gourmandise.

 

La carotte est riche en carotène, qui se transforme en l'indispensable vitamine A. Le carotène peut donner à la peau du nourrisson (visage, paume des mains) une teinte jaune orangé, quand on lui donne souvent des carottes. Le fait est sans conséquence et disparaît rapidement. Même si elle est moins utilisée aujourd'hui comme aliment anti diarrhéique, la soupe de carottes garde ses partisans.

 

Voici la recette :

 

■Soupe de carottes :

 

✓ Peler et couper en rondelles 500 g de carottes fraîches.

✓ Les faire cuire dans 1 litre d'eau, et dans une casserole couverte, à feu doux, jusqu'à ce qu'elles soient bien molles.

✓ Dans une Cocotte-minute, compter une dizaine de minutes. Passer au mixer pour obtenir une purée très fine. Rajouter de l'eau pour ramener à 1 litre et 2 à 3 g de sel.

✓ Donner la soupe de carottes au biberon avec une tétine à trous assez larges.

✓ Conservez au frais et utiliser dans les 24 heures. Agiter avant de verser la soupe dans le biberon pour que le mélange eau-carottes se fasse bien.

✓ On peut aussi faire la soupe de carottes à partir d'un petit pot (en ajoutant 50 g d'eau à un pot de 50 g de purée de carottes, on obtient un biberon de 100 g de soupe).

 

■La pomme de terre :

 

Ce légume apporte essentiellement de l'amidon (20%) et des sels minéraux. C'est donc un féculent au même titre que les farines de céréales, les légumes secs, etc.

 

La pomme de terre tient une grande place dans l'alimentation du nourrisson car, outre sa valeur calorique, elle a une double utilité : " par modification progressive de la consistance, elle facilite le passage de l'alimentation liquide à l'alimentation semi-liquide, grumeleuse, puis solide avec des morceaux ; ' la pomme de terre en purée est une base idéale pour l'introduction des nouveaux aliments : légumes, viande, poisson, œuf qui peuvent être introduits d'une façon progressive et sont ainsi bien tolérés quand ils sont mêlés à un aliment déjà connu et accepté.

 

Les frites sont souvent très appréciées des jeunes enfants dès l'âge de 10-11 mois. Ce mode de cuisson augmente considérablement la valeur calorique de la pomme de terre : 100 g de pommes de terre bouillies apportent 85 calories, 100 g de frites 400. Les frites ne peuvent de ce fait représenter un plat régulier mais l'enfant peut y goûter de temps en temps. Elles seront de toute façon préparées avec un minimum de graisses, peu salées, et molles de préférence pour éviter tout accident au moment de la déglutition. Les mêmes remarques concernent les pommes chips.

 

Les bébés n'aiment guère les choux. Ces légumes sont d'ailleurs difficiles à digérer ; ne les donnez pas avant 3 -4 ans. Quant aux légumes secs, lentilles, haricots, ils sont riches en protéines et en sels minéraux, en particulier phosphore et fer, mais difficiles à digérer ; il ne faut pas les donner avant 18 mois au plus tôt, voire 2 ans, et pour commencer dans les potages de légumes passés.

 

La betterave rouge est souvent très appréciée par les jeunes enfants. Elle peut être donnée râpée, seule ou mélangée à d'autres légumes, dès 5 ou 6 mois.

 

■ À noter : les légumes cuits doivent être conservés dans un endroit frais, sinon ils s'abîment. De toute manière, ils doivent être consommés dans les 24 heures. Enfin, sachez qu'il est normal que les selles de l'enfant qui a mangé des carottes en contiennent de petits fragments; que les selles du bébé qui a pris des épinards soient vertes et qu'après les betteraves les selles et les urines soient rouges.

 

Les légumes en cuisant perdent une partie de leurs vitamines. Mais cette partie peut être réduite si l'on prend les précautions suivantes :

 

✓ Après les avoir lavés, ne pas laisser tremper trop longtemps les légumes dans l'eau. Les faire cuire dans très peu d'eau bouillante, salée ; le moins longtemps possible ; dans leur peau, par exemple pour les pommes de terre, et en entier.

✓ Les enfants d'ailleurs aiment beaucoup les pommes de terre en robe des champs (encore plus lorsqu'elles sont cuites au four), et servies avec du beurre, mais il ne faut pas manger la peau, elle contient trop souvent des insecticides. Cela dit, les légumes ne sont pas seulement donnés pour leur richesse en vitamines et en sels minéraux, mais aussi parce qu'ils contiennent une forte proportion de cellulose, indispensable au bon fonctionnement des intestins. A côté des légumes frais, il y a bien sûr les légumes conservés : petits pots et surgelés. Ce sont des préparations très fiables, commodes d'emploi et qui évitent le gaspillage.

 

■ Les fruits :

 

Les fruits, principales sources de vitamine C, jouent à ce titre un grand rôle dans l'alimentation de l'enfant et lui sont donnés très tôt. Presque tous les fruits sont bons pour lui à condition d'être mûrs, mais il y a deux fruits qui conviennent particulièrement au jeune enfant : la banane et la pomme.

 

✓ La banane est riche en amidon (20% de son poids). Celui-ci est intact dans la banane encore verte et il en rend la digestion difficile ; le mûrissement du fruit entraîne la transformation de l'amidon en un sucre plus simple, et la banane est alors plus facile à digérer.

 

La banane peut être donnée au bébé à partir de 4-5 mois ; choisissez-la bien mûre et pochez-la quelques minutes dans l'eau bouillante; plus tard la banane sera donnée crue et écrasée (il est inutile d'y ajouter du sucre).

La banane est un bon aliment anti diarrhéique, qui peut être donnée au biberon (mixée) ou à la cuillère.

✓ La pomme.

On comprend qu'Eve ait eu envie de croquer la pomme, c'est le fruit miracle de la création : on la donne en compote au nourrisson, on la conseille au quatrième âge pour conserver sa vitalité...

Comme la banane, la pomme peut être donnée dès 4-5 mois ; grâce à sa cellulose, elle est un remède contre la constipation ; sa pectine, elle en est un contre la diarrhée.

 

■ Contre la constipation :

 

Faites manger à votre enfant une pomme bien mûre de temps à autre.

✓ Lavez-la mais ne la pelez pas.

✓ La cellulose formera dans le gros intestin une masse qui stimulera les contractions.

 

■ Contre la diarrhée :

 

✓ Bien mûre, pelée ou non, débarrassée de ses pépins et râpée, donnez-en à l'enfant toutes les heures deux bonnes cuillères à dessert ; la pectine, substance qui permet la préparation de la gelée, absorbera l'eau et les toxines. Jusqu'à ces dernières années, le jus d'orange était donné dès les premières semaines de la vie.

✓ Aujourd'hui, les laits premiers âge et deuxième âge étant supplémentés en vitamine C, ce n'est plus aussi nécessaire d'en donner au bébé les premiers mois. De plus, on a établi assez récemment que l'orange était en bonne place sur la liste des allergies alimentaires ; la tendance actuelle est donc d'en retarder l'introduction.

✓ À partir du sixième mois, on peut commencer les fruits en compote, des abricots, des pruneaux peu ou pas sucrés et finement écrasés ; signalons à ce sujet que certaines mamans croient que les pruneaux sont réservés aux enfants constipés; l'enfant qui a des selles normales peut très bien manger des pruneaux, qui sont un excellent régulateur de l'intestin.

✓ On peut donner aussi après 6 mois, et si la saison le permet, de la pulpe de fruits frais finement écrasés, car les fruits crus sont plus riches en vitamine C que les fruits cuits.

✓ Choisir des fruits qu'on pèle, comme pêches ou poires.

A partir de la deuxième année, vous pouvez donner à votre enfant pratiquement tous les fruits, crus et coupés en petits morceaux, mais il faut qu'ils soient bien mûrs.

Attention! Lavez bien les fruits avant que votre enfant ne les mange.

✓ Méfiez-vous des prunes, elles sont laxatives, ne les donnez à l'enfant que par petites quantités. Les fraises provoquent parfois de l'urticaire, n'en donnez qu'une, la première fois, pour voir si l'enfant les supporte. Vous pouvez aussi proposer à votre enfant du kiwi : ce fruit exotique, qui pousse maintenant dans le midi de la France, a une teneur en vitamine C très supérieure à celle du citron et de l'orange.

Les fruits existent aussi en purées homogénéisées, petits pots et surgelés (comme les légumes) ; sous cette forme, ils sont particulièrement appréciables en hiver, et ils peuvent être donnés dès 3-4 mois.

 

■ Confitures :

 

A partir d'un an mais sans en abuser, car elles sont très sucrées.

 

■ Fruits secs : pour les pruneaux, voir ci-dessus. Figues et dattes, pas avant 2 ans. Quant aux noisettes, amandes et cacahuètes, il est dangereux d'en donner au petit enfant (ou d'en laisser à sa portée) : il risque de s'étouffer.

 

■ Introduction progressive des légumes et des fruits.

Légumes et fruits seront introduits dans l'alimentation vers 4-5 mois, d'abord quelques cuillères à café dans le biberon, puis, si l'enfant les accepte bien, on augmentera la quantité jusqu'à 50 puis 100 g, ce qui permettra de faire une purée de légumes qui sera préparée avec du lait deuxième âge ou du lait longue conservation.

 

■ Les viandes :

 

La viande est une des principales sources de protéines. On en donne au bébé à partir de 5 mois. En général, on commence par le bœuf, puis on continue par l'agneau, le jambon de Paris ou d'York, le veau et le poulet, etc. Le porc, autre que le jambon, est plus difficile à digérer, dur à mâcher ; ne pas en donner avant 2 ans, toujours très cuit et bien dégraissé.

 

D'une manière générale, il faut éviter pour les enfants les viandes grasses.

 

■ Charcuterie :

 

À part le jambon, les parents craignent d'en donner aux jeunes enfants. En fait on peut leur faire goûter de temps en temps une rondelle de bon saucisson pur porc, ou des rillettes de qualité.

 

■ Le poisson:

 

Le poisson peut être donné à partir de 5-6 mois pour varier avec la viande et les œufs. Il ne doit être donné à l'enfant que s'il est très frais et maigre, à la rigueur demi-gras : colin, merlan, limande, carrelet, sole ; mais ni maquereau, ni hareng. Et rien n'empêche de faire goûter de temps en temps à l'enfant des sardines ou du thon en boîte. Certains enfants n'aiment pas du tout le poisson. Si c'est le cas du vôtre, remplacez le poisson par des œufs ou de la viande.

 

■ Introduction progressive des viandes et poissons :

 

à partir de 5-6 mois, deux cuillères à café (soit 10g), puis deux, pour arriver à un maximum de 40-50 g vers un an.

Les viandes et poissons seront toujours donnés très cuits, et cuits sans graisse ; il existe dans le commerce de nombreuses préparations sous forme de petits pots ou d'aliments surgelés.

 

■ L'œuf :

 

C'est l'aliment complet par excellence, puisqu'il contient en substance tout ce qu'il faut pour fabriquer un être vivant. Mais il importe que l'œuf soit très frais. Vous avez vu ^|fl qu'on donnait l'œuf progressivement; en effet, certains enfants le supportent mal, donné en trop grande quantité : ils ont des troubles digestifs (diarrhée, démangeaisons, prurigo). Vous savez aussi qu'on évite le blanc non cuit avant 10 mois, car il est souvent en cause dans certaines intolérances digestives ou maladies allergiques.

 

La progression est en général la suivante : jaune d'œuf dur, vers 4-5 mois ; œuf dur entier : 10 mois ; œuf dans un dessert, œuf coque ou poché : 1 an ; omelette, œuf au plat : vers 15 mois, en faisant attention de les cuire dans du beurre légèrement fondu, et pas dans un beurre fumant et indigeste. L'œuf en gelée : à éviter. La gelée est un véritable bouillon de culture, elle doit être consommée aussitôt faite.

 

■ Le yaourt :

 

Le yaourt est obtenu à partir du lait de vache (pasteurisé ou stérilisé) soumis à l'action de bacilles lactiques qui transforment une partie du lactose (sucre de constitution du lait) en acide lactique (fermentation). Le yaourt facilite la digestion des protéines et améliore l'absorption du calcium.

Il existe dans le commerce de nombreuses variétés de yaourt : à partir de lait entier, partiellement ou totalement écrémé ; nature ou sucré ; additionné de fruits, de confiture ; aromatisé ; et selon la consistance : ferme, coagulé, brassé, liquide à boire. Les yaourts sont le plus souvent additionnés d'une petite quantité de poudre de lait.

Un pot de 125 g apporte en protéines et en calcium l'équivalent de 150 mi ue iau. Le yaourt constitue à partir de 5 mois, de préférence nature ou peu sucré, un bon aliment de remplacement pour les enfants qui, plus ou moins tôt ont un dégoût du lait, a fortiori pour ceux qui présentent une intolérance temporaire ou définitive au lactose.

 

■ Les fromages :

 

Ils représentent, sous un faible volume, une source très riche de sels minéraux, en particulier de calcium, indispensable pour la croissance de l'enfant : 30 g de gruyère apportent en calcium l'équivalent de 250 ml de lait. Et comme le lait, ils contiennent des protéines et des graisses. Pour ces raisons, les fromages sont particulièrement utiles à partir du moment où l'enfant boit moins de lait. Comme vous l'avez vu, on donne d'abord des fromages frais : yaourt, petit-suisse, fromage blanc.

On commence la série des fromages à pâte dure et cuite par le gruyère puisqu'il peut se râper : une à deux cuillères à café dans les purées ou potages dès 6-7 mois ; port-salut, hollande, cantal : dès que l'enfant peut en manger des petits morceaux. Ces fromages à pâte dure sont particulièrement riches en calcium, nettement plus que le camembert et le brie par exemple. Les enfants les aiment beaucoup d'ailleurs.

Les fromages fermentent à pâte molle, camembert, brie roquefort, etc., peuvent aussi être donnés dès 6-7 mois.

 

■ Les céréales :

 

Dès 10-11 mois, on peut proposer à l'enfant des céréales grillées et croustillantes de blé, avoine, riz, maïs : corn-flakes, rice-krispies, sugar-puffs, etc.

✓ Mélangez, suivant le goût de l'enfant, avec du lait chaud ou froid et du sucre. Présentées ainsi, les céréales sont en général bien acceptées. Choisissez de préférence des céréales auxquelles on n'a pas ajouté trop de sucre.

 

■ Les pâtes :

 

Elles sont utiles sous forme de semoule fine ou en petites lettres pour épaissir un potage aux légumes. Puis à partir de 8-9 mois, les pâtes permettent de varier les menus.

 

■ Pain, biscuits et pâtisseries :

 

✓ Gâteaux :

Les biscuits secs apparaissent dès 6-7 mois, émiettés dans une tasse de lait ou à sucer. On ne donnera pas de pâtisserie à la crème avant 18 mois-2 ans. Pain : jusqu'à 18 mois utile seulement sous forme de croûte à sucer car il est difficile à digérer s'il n'est pas parfaitement mastiqué; lui préférer les biscottes. Après, en donner en tartines le matin ou à 4 heures.

 

■ Chocolat, cacao :

 

✓ Les farines cacaotées peuvent être données à partir de 8-10 mois. Par la suite on peut donner de temps en temps un petit morceau de chocolat, mais sans que ce soit une habitude.

 

■ Les glaces :

 

✓ Il est conseillé de ne pas en donner trop tôt -seulement vers 2-3 ans -, et de choisir des glaces de qualité, soit d'une bonne marque, soit fabriquées par un pâtissier ou un boulanger que vous connaissez. Les petites voitures qui circulent le long des plages ou dans les jardins publics ont beaucoup de charme, mais il est parfois risqué d'y acheter des glaces pour les tout-petits.

 

■ Les bonbons:

 

✓ Carie dentaire, perte de l'appétit, troubles gastriques et intestinaux : tels sont quelques-uns des maux que favorisent les bonbons. Particulièrement dangereux est le bonbon du soir parce que le sucre qui séjourne toute la nuit entre les dents amène rapidement des caries dentaires ; dangereux aussi parce que l'enfant qui s'endort avec un bonbon dans la bouche risque de l'avaler de travers : il ira dans ses voies respiratoires au lieu d'aller dans son estomac, ce qui peut être très grave.

Vous en conclurez facilement que je suis contre les bonbons et que je vous décourage d'en donner à vos enfants... De même pour les chewing-gums.

 

■ Les boissons :

 

✓ A partir du moment où l'enfant prend les repas « épais » (purée, viande, etc.), il faut penser à lui donner à boire : de l'eau plate ; pas de boisson gazeuse, pas de boisson sucrée qui apportent des calories supplémentaires.

 

■ Les petits pots :

 

✓ Les petits pots sont préparés à partir de viandes, de légumes, de fruits dont la qualité est sévèrement contrôlée, et qui proviennent de producteurs n'employant aucun produit pouvant être toxique, tels que pesticides, engrais, nitrates, etc. ; leur teneur en protéines, en sel, en sucre est réglementée. Ils sont, en outre, préparés dans des conditions d'hygiène très surveillées.

✓ Les petits pots présentent un autre avantage : les aliments sont si finement broyés que le bébé peut les digérer très tôt. En plus, sous cette forme, le bébé accepte la nouveauté alors qu'il refuse souvent un aliment qui n'a pas la consistance ni le goût auxquels il est habitué.

✓ De ce triple point de vue, tout est plus pratique avec un petit pot : une cuillerée de légume ajoutée à un biberon ne change vraiment ni le goût ni la consistance, l'enfant l'accepte facilement et on sait s'il tolère ce nouvel aliment. Après, il est facile en donnant 2, puis 3, puis 4 cuillerées de passer par paliers de l'alimentation liquide à l'alimentation semi-solide, puis solide.

On peut ainsi introduire tous les aliments nouveaux en évitant, en plus, une longue préparation : préparer une purée de carottes, la passer au mixer pour en utiliser une cuillerée à café, c'est beaucoup de travail pour peu de chose. Et le petit pot permet de ne pas tenir compte de la saison et d'avoir une grande variété de choix.

 

Enfin, le petit pot est toujours prêt. En voyage, en vacances, le dimanche, c'est précieux.

Voilà pour les avantages. Mais il y a aussi des inconvénients.

 

D'abord, pour certains budgets, les petits pots sont chers. Puis, assez souvent, ils sont fades : pour la plupart, les goûts se ressemblent, sauf pour les fruits. D'ailleurs, goûtez-les, vous verrez vous-même. En nourrissant votre enfant exclusivement de petits pots, vous n'en ferez pas un gastronome et vous ne l'habituerez pas facilement à manger de tout plus tard.

Il faut enfin éviter de lui donner trop longtemps une nourriture exclusivement en purée, sinon il risque de refuser tout ce qui est en morceaux. (A noter qu'il existe des petits pots « junior » contenant des morceaux.) Conclusion, les petits pots sont utiles pour introduire une alimentation variée, ils sont pratiques comme aliment occasionnel, ils permettent souvent de gagner un temps précieux, mais il ne faut pas en faire un usage exclusif, ni trop prolongé. Attention : un petit pot ouvert doit être consommé dans les 24 heures, même s'il a été conservé au réfrigérateur.

 

■ Les aliments surgelés :

 

De plus en plus de mères écrivent pour demander si elles peuvent donner des aliments surgelés à leur bébé.

Si vous aimez les surgelés et que vous les utilisez pour la cuisine familiale, vous pouvez en donner au nourrisson, mais à une condition : plus encore que pour le reste de la famille, respectez la date limite d'utilisation, le mode d'emploi et, en particulier, ne recongelez jamais un produit que vous avez décongelé, utilisez-le dans les 24 heures. Vous pouvez aussi, lorsque vous faites de la soupe ou de la purée de légumes, en préparer une plus grande quantité et en conserver quelques petits pots au congélateur.

 

La conservation par le froid garde à l'aliment ses qualités, conserve les vitamines, évite toute addition de conservateurs. Présentés en petites tablettes, les aliments surgelés pour nourrissons (légumes, fruits, poisson, viande hachée) sont très commodes pour les petites quantités ; non salés, non sucrés, ils peuvent être utilisés comme les aliments frais : être introduits dans l'alimentation aux mêmes dates, et aux mêmes quantités qu'on augmente progressivement.

 

La cuisson doit être courte sinon les vitamines sont détruites, en utilisant un minimum d'eau ; l'idéal est le micro-onde (une minute) ou l'autocuiseur ; les surgelés peuvent être mélangés entre eux ou à des produits frais : par exemple, du poisson ou de la viande hachée dans de la purée de légumes frais. Les légumes et viandes surgelés ont un goût assez uniforme. Pour cette raison, il est recommandé d'alterner avec des produits frais.