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Distinguons le bébé et l'enfant plus grand. Chez le bébé, il y a d'abord adaptation aux différentes phases de sommeil : il lui faut parfois un certain temps pour passer du sommeil paradoxal au sommeil profond.Or, comme nous l'avons vu plus haut, si les parents croient que le bébé est réveillé, le prennent dans les bras, et lui proposent un biberon, l'enfant prendra l'habitude de ne pas pouvoir se rendormir sans que ses parents viennent. Lorsque le bébé n'a plus de biberon de nuit, s'il pleure très fort une nuit, il faut bien sûr ne pas refuser d'aller le consoler, mais en essayant de ne pas le sortir du lit, et en ne mettant pas trop de lumière, pour qu'il puisse se rendormir.

 

Même très jeune, un bébé se rend compte de l'ambivalence de ses parents : si ceux-ci le couchent, tout en étant prêts à accourir au premier appel, le bébé le sent bien. Durant leur première année, certains bébés n'arrivent pas à trouver leur rythme de sommeil : ils ont des réveils fréquents et ne peuvent se rendormir seuls. Si l'adulte ne vient pas, ils sont capables de pleurer pendant des heures. Ce sont souvent des enfants avec lesquels les parents ont, dans la journée, des échanges trop intenses : le bébé est porté, embrassé, sollicité sans cesse. C'est alors un rythme que les enfants s'attendent à retrouver la nuit. On comprend que ces parents aient envie de « profiter » de leur enfant, mais ils doivent se rendre compte qu'un bébé a besoin de calme, et que trop d'excitation, d'émotion, de paroles, peuvent perturber son sommeil.

 

Chez l'enfant plus grand, un problème peut se poser au moment du coucher. L'enfant commence à avoir l'habitude de vivre en société, il ne dort plus en fin de journée, il revient de la crèche, ou de chez l'assistante maternelle et il joue. Et on lui demande de tout quitter pour aller se coucher. C'est alors qu'il peut y avoir des difficultés; d'autant plus que c'est le moment où la maison est le plus animée : les parents sont là tous les deux, éventuellement les frères et les sœurs, on prépare le dîner, souvent la télévision est allumée, etc. L'enfant peut éprouver une véritable angoisse à l'idée de quitter ceux qui l'entourent et de se retrouver seul dans le noir. Même l'enfant le moins anxieux aime rarement aller au Ut. En tout cas, le besoin si profond de l'enfant - la sécurité affective - se fait sentir plus que jamais au moment d'affronter le grand vide du sommeil. Il arrive que les réticences de l'enfant à dormir deviennent une véritable opposition et même une phobie du coucher. Là, comme ailleurs, ce n'est pas par la contrainte qu'on obtiendra que l'enfant se couche ; on n'aboutira qu'à un cercle vicieux qui accroîtra encore l'opposition de l'enfant. Il vaut mieux essayer de comprendre ce que ressent l'enfant au moment de se coucher pour pouvoir l'aider. *Que faire pour l'aider à aller se coucher ?

 

D'abord, le préparer à aller au lit. Lui dire un bon moment avant : « Il va bientôt être l'heure d'aller se coucher. » Rien de plus énervant, pour l'enfant occupé à jouer, que l'ordre subit d'avoir à tout laisser en plan pour aller prendre son bain, dîner et dormir. Vous l'avez prévenu, mais une fois que vous avez pris la décision, même si l'enfant demande un délai, soyez fermes. Dans ce domaine, ce n'est pas aux enfants à décider, mais aux parents. Ensuite, respecter ses habitudes : certains sucent leur pouce, d'autres veulent leur poupée favorite, ou bien que les rideaux soient bien fermés, etc. C'est en se retrouvant dans ses habitudes que l'enfant se sent rassuré. Par exemple, un enfant peut avoir un sommeil agité uniquement parce qu'on aura changé la place de son lit.