On pense souvent qu'attendre un enfant après 38-40 ans est caractéristique de notre époque. En fait, les « grossesses tardives » ont toujours existé, ce sont plutôt les circonstances qui ont changé. Autrefois, attendre un enfant à cet âge était souvent subi avec une certaine fatalité, et parfois même avec crainte, car les mères connaissaient les risques de malformations et de mortalité.

Et ce nouvel enfant, s'annonçait souvent après plusieurs frères et sœurs. Aujourd'hui, ces grossesses sont désirées, espérées, Certaines femmes pensent d'abord à organiser leur vie professionnelle et 3 assurer leur indépendance. Puis elles souhaitent avoir un enfant avant qu'il ne soit trop tard. Pour d'autres femmes, l'enfant des 40 ans naît quelquefois le second, 15 ou 20 ans après le premier : c'est l'enfant de l'épanouissement, C'est aussi celui de la maturité, A cet âge, les femmes n'ont plus les mêmes rapports de dépendance affective, voire de rivalité, avec leur mère. Les enjeux de savoir et de possessivité autour du bébé n'ont pas la même intensité. Enfin, l'enfant peut être celui d'un nouveau couple, d'un nouvel amour, avec lequel on espère que tout peut recommencer.

On dit les mères de 40 ans moins possessives, plus détendues avec leur enfant Mais en l'attendant, souvent elles s'inquiètent. Y a-t-il des précautions particulières à prendre pour que « tout se passe bien » ?

Il est généralement admis qu'après 38 ans les femmes sont plus que d'autres menacées par certains risques. Certains sont incontestables, d'autres le sont moins, parce qu'évitables, ou pouvant bénéficier d'un traitement.
Pour eviter les fuites urinaires pendant une grossesse, utilisez les serviettes hygiènique always

Les vrais risques

Les avortements du premier trimestre sont plus fréquents et dépassent 30 % après 40 ans. Ces avortements, qui sont le plus souvent dus à des anomalies chromosomiques, ou constitutionnelles, de l'embryon, se manifestent en général avant le 3e mois. Grâce aux échographies précoces, et notamment celle de la 12e semaine, la future maman peut être rapidement informée que la grossesse n'évolue pas favorablement.

Les anomalies, et en particulier la trisomie 21, augmentent avec l'âge de la maman. De ce fait, les interruptions médicales de grossesse (IMG) sont plus fréquentes avec des implications psychologiques souvent douloureuses, surtout si c'était le premier et très probablement le dernier enfant. La césarienne est fréquente notamment lorsqu'il s'agit d'un premier enfant.

Les risques évitables

Il est bien évident que si une pathologie préexistait à la grossesse, hypertension ou diabète par exemple, l'âge sera important, le corps ne réagit pas de la même façon à 40 ans qu'à 20 ans. Et la toxémie gravidique, le retard de croissance intra-utérin, le diabète sont plus fréquents chez une femme qui attend un enfant après 38-40 ans.

Mais, en réalité, les grossesses à cet âge ne se passent pas si mal que cela, d'autant que ces grossesses sont mieux et plus fréquemment surveillées, et que si traitement il doit y avoir, il est plus précocement et plus rapidement instauré, Finalement, grâce à toutes les précautions prises (diagnostic anténatal, surveillance rigoureuse), il est possible pour la femme de 40 ans d'aborder avec sérénité la grossesse et l'accouchement, et de profiter pleinement de la venue de son enfant dont elle sait intimement qu'il peut être le dernier, un cadeau de la vie.
Un bébé à choyer est un rêve de femme. Un changement de couches, un bain et un câlin est un cadeau de la vie pour une femme.