À son arrivée au monde, le nourrisson apprécie déjà le goût du sucré ; en revanche, il donne des signes d'aversion pour les goûts acide et amer... Et cela quelle que soit l'alimentation ou la culture des parents. C'est universel, inné.

En revanche, le bébé peut avoir très tôt des préférences bien marquées, comme le révèlent de nombreuses expériences. Ces préférences ne sont ni universelles ni innées. Elles remontent à la vie fœtale du bébé. Baigné dans le liquide amniotique de sa poche protectrice, dont il avale parfois de petites gorgées, le bébé nage dans les odeurs de sa mère et ses goûts alimentaires seront largement influencés par ceux de cette vie antérieure.

Pendant la grossesse, maman utilise des serviettes hygièniques ultra absorbantes afin d'éviter les pertes urinaires dûes à la grossesse.

Aux États-Unis, les chercheurs du Monell Chemical Sensés Center de Philadelphie ont demandé à un groupe de femmes de boire du jus de carotte pendant leur grossesse, à un deuxième groupe d'en boire pendant l'allaitement. Pour comparer, un troisième groupe de femmes enceintes n'a bu que de l'eau avant comme après la grossesse. Cinq mois plus tard, les enfants qui avaient été exposés au jus de carotte soit dans le ventre de leur mère, soit pendant les tétées avaient une nette préférence pour les céréales aux... carottes !

En France, plusieurs expériences de ce type ont été menées, explique Sébastien Doucet, chercheur au Centre européen des sciences du goût, à Dijon, et notamment une expérience avec de l'anis. Là encore, les bébés surexposés à cette molécule pendant les dix derniers jours de la grossesse de leur mère sont attirés par cette odeur alors que les autres nourrissons - ceux qui n'y ont pas été exposés - s'en détournent. »

Comme la molécule de la carotte, la molécule de l'anis ne se fixe pas sur la langue, mais sur les récepteurs olfactifs, au niveau du nez .- preuve que chez le bébé aussi, l'olfactif est fortement lié au gustatif.

Des recherches scientifiques inachevées

En fait, il s'agit là d'un acquis, d'un apprentissage précoce au goût, soit par l'intermédiaire du liquide amniotique, soit par celui du lait de la mère.

« Mais, de ces apprentissages, nous ne savons toujours pas lequel des deux est le plus important, continue le chercheur du CESG. Ce que nous savons, c'est que plus l'alimentation de la mère sera variée et équilibrée, plus le goût du bébé devrait être développé pendant ses premiers mois de vie. »

Pendant ses premiers mois seulement, car les chercheurs ne savent pas encore quel est l'impact de cette transmission précoce du goût alimentaire de la mère à ['enfant sur ses préférences et son comportement alimentaire une fois qu'il sera devenu adulte. « On sait seulement qu'une odeur apprise aux cours des tétées, lors des premières semaines de vie, est retenue et préférée au moins jusqu'à 2 ans », poursuit Sébastien Doucet.

En attendant que les chercheurs avancent dans leurs recherches, il s'avère que le développement du goût est avant tout une affaire d'éducation. Avant la crise de la néophobie (la peur et le rejet de tout ce qui est nouvel aliment ou nouvelle saveur) qui affecte les enfants entre 2 et 3 ans, plus le palais de bébé se sera familiarisé avec des saveurs différentes, plus ses préférences alimentaires ont des chances d'être riches et diversifiées.

Bébé grandit, il commence à vouloir decouvrir le monde donc bouge beaucoup. Il faut evidement prevoir des couches Pampers de "haut niveau" pour que bébé puisse s'aventurer partout dans le maison. Nouvelles couches Pampers Active Fit sont idéales.