Lait de maman, Lait idéal

IRREMPLAÇABLE POUR LE TOUT-PETIT, le lait maternel le protège contre la plupart des infections intestinales, le prévient de certaines allergies... et s'assimile complètement. La composition du lait maternel est non seulement idéale mais elle s'adapte aussi aux besoins essentiels du nouveau-né.

- Incroyablement parfait

La composition du lait maternel varie au gré des jours, d'heure en heure, et même au cours d'une même tétée pour correspondre parfaitement aux besoins du bébé. Ainsi le taux de lipides (graisses) peut être multiplié de I à 4 pendant un seul repas. Le lait est alors plus gras, plus riche pour d'abord rassasier le bébé, puis le déshydrater ensuite. Le lait en fin de tétée n'a pas toujours la même composition, de plus, il s'appauvrit la nuit. C'est le matin, entre 6h et l0 h, que la concentration en graisses est maximale. Au cours des premiers jours s'installe le lait primitif, pauvre en graisses et en lactose malgré son épaisseur apparente. Mais il contient d'autres sucs essentiels plus facilement assimilables, beaucoup de protéines et les fameuses immunoglobulines qui assurent une protection contre les agents infectieux.

Ce n'est qu'à partir de deux semaines que le lait maternel trouve sa maturité et sa composition définitive. Avec les mois, il va changer d'aspect. Vous constaterez qu'au début votre lait ressemble au lait de vache : même couleur, même fluidité. Cela est dû aux traces de colostrum qui subsistent pendant la première semaine. D'ici un mois ou deux, votre lait, bien que plus riche, sera pâle, opalescent, avec parfois des reflets bleutés. Il y a des laits qui coulent plus ou moins vite et des bébés qui tètent avec plus ou moins d'énergie, mais 90 % des besoins sont satisfaits dans les cinq premières minutes de tétée.

- Une composition subtile

Sa composition est constituée de 85 % d'eau, d'acides gras très solubles, parfaitement assimilables par les sucs de l'enfant, de protéines et de sels minéraux en quantités nécessaires pour être traités par le foie et les reins immatures du nouveau-né, enfin, d'un sucre, le galactose, qui favorise la constitution du tissu cérébral. S'y ajoutent des vitamines A, B. C, D, E en quantités variables selon l'alimentation de la maman, mais au moins deux fois plus importantes que dans le lait de vache, tout comme les acides aminés libres dont le taux augmente à la fin du Ier mois pour satisfaire les besoins de l'enfant. Enfin, le lait maternel contiendrait des tranquillisants naturels. Cela justifierait l'endormissement béat des bébés après une bonne tétée. Bref, un mélange nutritionnel idéal pour la croissance. Ainsi, on pense que la nature de certains acides aminés a une importance sur le développement. La taurine, abondante dans le lait humain, serait un facteur essentiel dans ce processus.

- Le lait de l'affection

Sur le plan psychologique, on considère que l'allaitement maternel est le prolongement de la grossesse. La mère ne nourrit plus son enfant de son sang, mais de son lait. Comme le liquide amniotique, il se parfume des aliments ingérés par la mère. Nombre de jeunes mamans témoignent d'ailleurs d'un lien fusionnel avec leur bébé au moment des tétées.