Entendre pleurer un enfant est l'une des épreuves quotidiennes des parents; épreuve cruelle: pourquoi pleure-t-il? Est-il malade? Les autres bébés pleurent-ils autant? Faut-il le prendre dans les bras, ou au contraire est-ce la chose à ne pas faire sous peine d'être réduits en esclavage?

 

Dès que l'enfant pourra dire : j'ai faim, j'ai chaud, j'ai mal, les pleurs ne poseront plus de problème. Mais tant qu'il n'aura pas d'autre possibilité de s'exprimer, les cris et les larmes seront son seul langage, d'ailleurs souvent difficile à comprendre. Aussi l'inquiétude, s'ajoutant à la fatigue, cause-t-elle de la nervosité chez bien des jeunes couples. Voici d'abord une pensée rassurante : dans quelques semaines, votre oreille aura appris à distinguer entre les pleurs-revendications, les pleurs-plaintes et les pleurs-routine.

 

Vous oublierez alors vos angoisses passées, tant les pleurs de votre bébé parleront clair à votre instinct maternel ou paternel. Mais du moment que vous avez cherché dans ce livre des explications sur les pleurs, c'est sans doute que ceux de votre nourrisson vous causent du souci. Essayons de les comprendre.

 

D'abord, allez toujours voir un bébé qui pleure. Assurez-vous qu'il n'est pas dans une mauvaise position, que ses vêtements ne sont pas trop serrés, qu'il n'a pas trop chaud, qu'il n'est pas gêné par la lumière ; demandez-vous si un bruit (aspirateur, radio, télévision, chasse d'eau, sonnerie, avertisseur dans la rue) ne l'a pas réveillé. A-t-il bien fait son renvoi après sa dernière tétée? Est-il mouillé? L'avez-vous changé? N'a-t-il pas les fesses rouges et irritées? N'est-ce pas bientôt l'heure de la tétée? N'avez-vous pas remarqué que l'enfant émettait des gaz, avec bruit?