Avant six ou sept ans, il est difficile de faire admettre à l'enfant que ces désagréments sont en fait « pour son bien », surtout s'il ne se sent pas malade. Lui ne voit que l'immédiat: vous voulez lui faire avaler un sirop au goût ignoble et il n'a certes pas l'intention de vous faciliter la tâche. Si certains enfants se laissent finalement convaincre, d'autres hurlent et se débattent lorsque vous ou le médecin approchez avec les gouttes ou la seringue : tout ce qui doit faire intrusion dans le corps peut susciter une véritable terreur.

Certaines scènes, impressionnantes et culpabilisantes pour les parents, peuvent se reproduire quotidiennement, voire plusieurs fois par jour selon la posologie. L'enfant serre les dents, recrache, se roule par terre, ou fuit à l'autre bout de l'appartement. On le comprend : s'il n'en voit pas l'aspect positif, pourquoi accepterait-il sereinement de laisser pénétrer en lui gouttes dans le nez ou les oreilles, pilules dans la gorge, suppositoires ou thermomètre dans l'anus ? Le corps de l'enfant est une enceinte bien protégée et il est normal qu'il en soit ainsi. Si vous souhaitez vivement éviter à tout le monde le traumatisme des grandes scènes à répétition, vous pouvez essayer quelques-unes de ces suggestions.

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SE MONTRER POSITIF

Cela signifie que vous devez être sûr de vous. Vous n'avez pas à vous excuser auprès de votre enfant de lui administrer son médicament. Ne lui montrez pas non plus que vous trouvez son sirop effectivement dégoûtant et ce traitement peut-être pas indispensable. Se soigner fait partie de la vie, c'est tout.

Soyez ferme et direct. Votre enfant doit sentir qu'il ne vous vient pas à l'esprit qu'il pourrait ne pas prendre volontiers son médicament. Quand c'est l'heure, c'est l'heure. Il n'y a ni choix ni raisons de discuter. Ne vous excusez pas d'être le mauvais parent qui lui fait des choses si ter¬ribles, mais ne le menacez pas non plus. Simplement, le médecin et vous souhaitez qu'il aille mieux et c'est pourquoi vous considérez qu'il doit suivre son traitement, c'est tout.

FACILITER LES CHOSES

Il est fréquent que les médicaments existent sous plusieurs formes. Discutez-en avec le médecin. Si votre enfant ne supporte pas les suppositoires, demandez si ce médicament, ou l'un équivalent, ne peut être administré sous une autre forme, que l'enfant accepte mieux. Les autres pays s'en passent bien, de ces fameux suppositoires ! Ceci acquis, voyons comment on peut faciliter la prise de médicament à l'enfant, donc à vous également. Si le médecin n'y voit pas d'inconvénients, mélangez le médicament à prendre par voie orale à quelque chose que l'enfant aime bien. Un comprimé peut être mélangé à une cuillerée de compote ou de confiture. Un sachet ou un sirop peut être dilué dans un peu de jus de fruit ou de lait (pas une trop grande quantité, car si l'enfant ne boit pas tout, il n'aura pas eu la dose prévue de médicament). En revanche, ne faites jamais passer un comprimé pour un petit bonbon, car il s'agit là d'une assimilation dangereuse.

Essayez différentes méthodes et faites preuve d'imagination. Un peu de vaseline sur le bout du thermomètre ou du suppositoire aide à faire glisser. Une seringue sans aiguille peut permettre de placer un produit liquide directement sur le côté de la bouche de l'enfant. Se concentrer sur la télévision aide à mieux supporter les gouttes dans les oreilles, lesquelles sont moins désagréables si elles sont tiédies. Des gouttes pour les yeux ? Cette méthode a fait ses preuves : allongez l'enfant les yeux fermés et déposez la goutte de produit au coin intérieur de l’œil ; quand il ouvrira les yeux, la goutte se répandra sur la cornée.

Expliquez à l'enfant ce que vous lui faites, comment et pourquoi. Expliquez-lui, avec des mots simples, le principe de sa maladie. Il peut comprendre que « les petits combattants » qui se battent à l'intérieur pour chasser les

vilains virus ont besoin d'un coup de main. Les médicaments trouvent ainsi leur raison d'être. Au moment du soin, expliquez brièvement à l'enfant ce que vous allez lui faire, puis faites-le sans attendre et sans le plaindre. Pour faire vite oublier le goût du sirop ou du cachet, prévoyez un petit verre de jus d'orange.

Il est bon d'expliquer aussi la durée du traitement. On peut encadrer les jours sur un calendrier et en rayer un, ou dessiner une petite étoile, chaque fois que l'enfant a pris tous les médicaments du jour. Se rendre compte qu'il ne reste plus que tant de jours de traitement aide l'enfant à mieux le supporter. Quant à l'heure du suppositoire, des gouttes ou de la piqûre, elle peut par exemple sonner au réveil chaque soir. À la sonnerie, on y va. C'est le réveil qui devient « le méchant », pas vous.

Amenez votre enfant à coopérer et à devenir acteur de son propre traitement, plutôt que de le subir passivement. Il peut par exemple gérer seul le calendrier, aller chercher la bonne boîte de pilules ou, lorsque c'est possible, prendre seul ses médicaments. Cela marche généralement mieux avec la perspective d'un petit cadeau ou d'une récompense promise pour le jour où toutes les étoiles auront été dessinées sur le calendrier !

Attention ! Les médicaments ne sont pas des bonbons. Soyez clair là-dessus, expliquez les dangers, interdisez la consommation hors de votre présence et fermez l'armoire à pharmacie à clé.

SAVOIR AVALER LES COMPRIMÉS

Du jour où l'enfant en est capable, les médicaments passent beaucoup mieux. D'où l'intérêt d'apprendre à son enfant comment faire. D'abord lui montrer l'exemple sur soi-même (« J'ouvre la bouche, je tire loin la langue, je place le comprimé le plus loin possible et je bois une grande gorgée d'eau. Si le comprimé est toujours là, je recommence »), puis l'encourager à imiter les gestes sans rien dans la bouche. Puis lui faire essayer avec un petits pois ou un petit morceau de carotte cuite (très petit au départ). Augmentez la taille du morceau jusqu'à ce qu'elle atteigne celle du comprimé. Enfin soyez patient : certains enfants y parviennent plus rapidement que d'autres.

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