Tout à fait classique

Les troubles de l'endormissement sont très fréquents et banals. Tous, un jour ou l'autre, ont réveillé leurs parents pour cause de poussées dentaires, de vilains rhumes ou de douloureuses otites. Mais, à partir de 9 mois et jusqu'à 3 ans, le sommeil change , l'endormissement devient plus long. L'enfant attend entre 114 d'heure et I heure avant de trouver le sommeil. Son tonus musculaire se relâche plus lentement, la température de son corps s'abaisse moins rapidement, le cours de ses pensées s'apaise moins vite. Pour occuper ce temps, pour grignoter quelques minutes, il impose des rites: verre d'eau, histoire, câlins, musique... Plus il grandit, plus il a conscience que le sommeil prend un sens nouveau : il faut se séparer de ses parents.

Le préparer à entrer dans le sommeil

L'heure qui précède le coucher a une grande importance. Si elle a été agitée physiquement ou psychiquement, le sommeil risque de ne pas venir aisément et la nuit peut aussi être mouvementée, voire de mauvaise qualité. En revanche, si la fin de la journée a été calme, sereine, tendre, le sommeil s'imposera comme une suite logique à la détente. L'entrée dans le sommeil se prépare par le bain. Depuis toujours, l'eau est reconnue comme le meilleur élément pour aider le corps à retrouver une vraie sensation de bien-être, peut-être héritée des souvenirs intra-utérins. La plupart des enfants dînent après leur bain.

Là encore, il est conseillé de privilégier le calme. L'enfant de moins de 2 ans trouve plus de sérénité à dîner seul à seul avec un de ses parents entièrement disponible qu'à la table familiale toujours bruyante et agitée. Puis, vient le moment de la vraie détente. Une ambiance calme, une atmosphère feutrée, une légère pénombre favorisent aussi le repli sur soi et l'envie de câlins. Le respect de ces principes peut conduire à un véritable apprentissage du bien dormir. Malgré cette préparation, l'enfant peut se réveiller en pleine nuit pour des raisons diverses : une journée très agitée ou fatigante, un bruit perçu juste entre deux cycles de sommeil, etc. Si rien ne le dérange réellement, les pleurs seront de courte durée et mieux vaut alors ne pas intervenir. Il doit aussi apprendre à se rendormir. Les pleurs d'un enfant dans la nuit paraissent souvent plus longs qu'ils ne le sont en réalité. Pour le vérifier, calculez-en la durée, vous constaterez alors qu'ils dépassent rarement quelques minutes. En intervenant alors qu'il n'a pas réellement besoin de vous, vous risquez de le réveiller complètement et de devoir attendre un cycle de sommeil pour qu'il se rendorme naturellement. Optez pour une veilleuse photosensible BABYSUN qui s' allume automatiquement dans l obscurité et s'éteint à la lumière, afin que bébé ne panique pas pendant ses reveils nocturnes

Se balancer en dormant

Un autre trouble est assez fréquent à cet âge : votre enfant dort très bien, mais il se balance en permanence pendant son sommeil, tapant parfois même violemment sa tête contre les parois de son lit, sans pour autant se réveiller. Les médecins reconnaissent aujourd'hui que ces balancements n'ont pas de signification grave, s'ils ne sont pas anormalement violents et durables. Ce phénomène est à mettre au compte des exutoires extensionnels ; l'enfant, au cours de la journée, accumule un certain nombre de tensions dont il doit ensuite se décharger. Certains enfants sucent leur pouce, se frottent le nez avec un tissu, d'autres se balancent d'arrière en avant. Si ces balancements persistent et s'ils s'associent à d'autres troubles, l'enfant peut souffrir soit d'un manque affectif, soit de ce que médicalement on nomme l'hyperactivité

Les insomnies vraies

Certaines insomnies peuvent provenir d'une pathologie de l'enfant, mais elles sont toujours, dans ce cas, associées à des troubles de la communication, une légère dépression. Le seul vrai trouble inquiétant qui peut apparaître à cet âge est « l'insomnie joyeuse du jeune enfant », heureusement exceptionnelle. Cette insomnie a été ainsi baptisée en raison du climat dans lequel elle se déroule. L'enfant est éveillé mais n'éprouve apparemment aucune angoisse, il joue, il semble parfaitement détendu. Mais ce n'est pas une raison pour ne pas prendre l'insomnie au sérieux." En effet, elle s'observe en trois circonstances: chez l'enfant anxieux ; chez l'enfant privé de bonnes relations affectives et chez l'enfant autiste. Ces insomnies se déroulent toujours de la même façon. L'enfant s'endort facilement, ou tout au moins ne fait pas de difficultés pour se coucher. Il se réveille dans la seconde moitié de la nuit. Il est alors saisi d'une véritable frénésie motrice et/ou orale. L'insomnie dure deux à trois heures en moyenne. Ce trouble peut persister quelques semaines, plusieurs mois, voire même des années. L'enfant peut mettre en place un ensemble de mécanismes de défense contre son angoisse dépressive qui lui fait craindre d'avoir détruit ou endommagé l'objet de son amour, sa mère, qu'il n'arrive pas à investir et à identifier.

Un réveil en douceur

Il est important pour l'enfant de bien se réveiller. Un réveil joyeux contribue à lui donner une idée agréable du sommeil. Réveiller un tout-petit entre deux phases de sommeil profond, c'est s'assurer d'une journée grincheuse, tendue et difficile.