« Je n'arrive pas à empiler mes cubes »

Dès le plus jeune âge, les bébés sont mis devant le fait accompli : « Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut, mon vieux. » Si Petit Loulou n'arrive pas à faire ce qu'il souhaite (ses capacités physiques, sa coordination, etc., l'en empêchent), il peut se mettre dans une rage folle : tout était tellement plus facile avant, dans le ventre de maman !

Solution : l'encourager en l'aidant sans le lui montrer.

Lui dire que ce qu'il arrive à faire est déjà formidable. (Mère au cœur gonflé d'orgueil : « Bravo, mon Doudou, tu arrives à attraper monsieur Lapin !!! »)

« Hé, ho, je m'ennuie ! »

Dès qu'il est capable de rester éveillé quelque temps, bébé est avide de découvertes. Ne le laissez pas dans son lit, mais profitez du fait qu'il reste encore immobile pour le trimbaler partout dans son transat. Il adorera regarder maman faire la vaisselle, préparer à manger, faire le ménage, et tout autre activité si divertissante (je ne dénoncerai personne mais je connais des mamans qui, pendant des mois, ont préparé le dîner en faisant le petit train ou en chantant tout le répertoire de Mary Poppins...). Donnez-lui également plein d'objets amusants : hochet, petites peluches, cuillères en bois.

Petits jouets pas chers et très divertissants

* Une petite bouteille en plastique contenant quelques trombones, cailloux ou haricots secs (attention : bouchon archi vissé).

* Le tube en carton d'un rouleau de Sopalin vide.

* Une boîte de cotons-tiges bien fermée.

* Des petits bracelets en plastique.

* Toutes sortes de boîtes qui s'ouvrent et se ferment.

* Des emballages en carton des aliments (ceux des produits pour bébés ont de jolis dessins à regarder).

« Ah, tu m'empêches de toucher ce que je veux, tu vas voir le scandale que je vais faire !!! »

Frustration, frustration. C'est sans doute un des sentiments les plus douloureux éprouvés par les petits. Pour leur sécurité, pour leur éducation, les parents fixent des limites et imposent que l'on ne touche pas, en vrac, aux prises, aux lampes, aux gonds des portes, aux bibelots, etc. Bébé doit cependant apprendre à vivre avec ce sentiment. À vous de savoir le limiter en écartant de lui les tentations et en le félicitant pour ses réussites.

« Non, maman, ne me laisse pas ! »

Bien vite, bébé va connaître du chagrin à vous voir partir. Il est entendu de dire que vers 8 mois, il découvrira « l'angoisse de la séparation », c'est-à-dire la peur de ne pas vous voir revenir lorsque vous le quittez. Bien entendu, cette « crise » prend des proportions différentes selon chaque enfant : certains pleurent lorsque leur mère quitte la pièce pour passer dans celle d'à côté, d'autres ne la réclament même pas au bout de deux jours. Dans un cas, comme dans l'autre, pas d'inquiétude, tout cela est passager.

Plus tard, les pleurs du petit enfant

À partir d'un an, l'enfant commence à jouer avec vos sentiments et sait moduler ses effets. De plus, à cet âge, les angoisses et autres peurs (du noir, des monstres, des personnes qu'ils ne connaissent pas, etc.) apparaissent, instaurant ainsi de nouvelles séances de larmes.