L'existence de ces différents risques parait incontestable après des irradiations massives. C'est ce qu'ont prouvé les observations faites après les explosions atomiques. Par contre, leur réalité apparaît beaucoup plus discutable pour les rayons X employés comme moyen de diagnostic, au moins si l'on prend certaines précautions.

C'est ainsi que sont évidemment interdits tous les traitements de radiothérapie en cours de grossesse. De même, on doit déconseiller les examens radiographiques qui nécessitent la prise de nombreux clichés. Cela d’autant plus que les régions à examiner sont plus proches de l'abdomen maternel, et que la grossesse est plus jeune. En effet, nous avons vu que les risques maximaux se situent entre le 15 jour et la fin du 3e mois (c'est-à-dire (tendant la période où a lieu l'essentiel de la formation des organes), il est. de même, préférable de s'abstenir de tout examen radiographique (surtout s'il doit être prolongé) chez la femme dans la deuxième moitié de son cycle, date a laquelle une grossesse peut eue débutante et encore méconnue.

A signaler, une situation qui n'est pas rare : une maman va chez le radiologue pour un périt enfant, le médecin lui demande d'aider à tenir feulant pendant la radio. Si elle est enceinte, il faut qu'elle refuse car ce n'est pas le moment de s'exposer aux rayons. Le médecin demandera à une de ses assistantes de la remplacer.

Si certaines précautions sont à prendre en début de grossesse, il est important de vous signaler les examens radiographiques qui ne sont pas dangereux par la suite. Il en va ainsi de la radiographie du thorax, qui n'est plus obligatoire aujourd'hui, mais que le médecin peut estimer nécessaire dans certains cas. Rapiécions à ce propos que la radiographie est très supérieure à la radioscopie et ne fait courir pratiquement aucun risque. Il en est de même des examens radiographiques qui sont par lois pratiqués à la fin de la grossesse pour préciser les dimensions du bassin.